
OCTOBRE 2025 : L’acclimatation des lambis en bassin
par Sébastien MEYGRET (fondateur de l’entreprise Seaclade), le 13/11/2025
Commençons par les remerciements à celles et ceux qui ont participé à la pêche et au transport de nos précieux lambis géniteurs, toujours bien vivants aujourd’hui ! Chacun se reconnaîtra facilement : ce n’est pas tous les jours que l’on contribue à faire traverser l’océan Atlantique à des lambis !
Les premiers jours, ils restent discrets, enfouis dans leur substrat. J’observe avec attention leurs infimes déplacements, la trace légère qu’ils laissent dans le sable, le peu de nourriture consommée. Je m’assure ainsi qu’ils sont bien vivants, sans avoir à les manipuler — ce qui les dérangerait inutilement. Les petits poissons déjà présents dans le bassin, eux, semblent ravis d’avoir de nouveaux compagnons.
Peu à peu, j’ajuste les paramètres : l’éclairage — le néon est trop fort au départ — et la température, qui a légèrement fluctué pendant le transport. Il faut revenir doucement à leurs conditions de vie habituelles.
Une fois ces réglages affinés, le changement est visible : les lambis s’activent davantage. Leurs trompes sortent pour se nourrir, ils se déplacent plus fréquemment, se rapprochent parfois les uns des autres… Les signes d’un vrai confort retrouvé.
Maintenant qu’ils semblent à l’aise, je me permets enfin de les déranger un peu pour les examiner de plus près. Leur pied pousse ma main avec vigueur : la réactivité est bonne. Leur peau est colorée, ils mangent bien, et les appareils génitaux sont intacts. Ils sont impeccables !
Comme dans nos précédents élevages, je leur laisse désormais le temps de s’habituer à ma présence — l’objectif étant qu’ils ne se rétractent plus dans leur coquille quand j’approche du bassin. J’ai le sentiment que la familiarisation sera rapide.
Sur le plan technique, tout fonctionne comme prévu : le réacteur à algues assure l’épuration naturelle de l’eau, qui reste ainsi en circuit fermé. Un petit écosystème autonome où tout trouve déjà sa place.

